Christophe Bourbier, CEO, Limonetik

Depuis quelques années, l’industrie du paiement connaît une profonde mutation. Les services en ligne ayant recours à la transaction électronique, instantanée et internationale, en ont largement développé l’usage. Le paiement en espèces laisse progressivement la place à une multitude de moyens de paiement virtuels. Mais plus l’expérience de paiement deviendra simple et intégrée pour les clients, plus les tâches de vérification et de gestion en back-office deviendront complexes. La société française Limonetik en a fait sa spécialité et propose de simplifier les processus des services de paiement de façon rationnelle. Rencontre avec son cofondateur et CEO, Christophe Bourbier, client chez EBRC depuis 2012.

Quels sont, selon vous, les principaux enjeux auxquels est actuellement confrontée l’industrie du paiement ?

Cette industrie s’est considérablement internationalisée et complexifiée. Pour illustrer mon propos, je vais vous donner un simple exemple. Imaginons une touriste chinoise qui achète un sac de luxe dans une grande enseigne parisienne et le paie avec son portefeuille électronique. Pour la cliente, l’opération est facile. Il lui suffit d’afficher le QR code sur son smartphone et de le faire scanner par la caissière. Par contre, dans les coulisses, l’opération est un peu plus délicate à gérer. L’argent va transiter d’un compte chinois à celui du magasin à Paris avec, au passage, des frais prélevés notamment par la société de paiement mobile.
Aujourd’hui, plus de 30% des transactions mobiles sont transfrontalières. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les cartes bancaires n’ont plus le monopole. Environ trois quarts des transactions en ligne se font à présent avec des moyens de paiement alternatifs comme AliPay, WeChat Pay, Apple Pay ou encore Google Pay pour ne citer que les plus connus. Au total, il existe plus de 300 moyens de paiement différents dans le monde. Par conséquent les deux tendances – paiements transfrontaliers et multiplication des moyens de paiement – s’intensifieront dans les années à venir.

Cette évolution touche tous les acteurs de la chaîne de valeur : prestataires de services de paiement (PSP), commerçants, marketplaces, acquéreurs, compagnies aériennes et industriels du tourisme. Ils sont et seront de plus en plus amenés à gérer quasiment de manière instantanée des flux d’argent provenant du monde entier et réalisés avec de nombreux moyens de paiement, chacun d’entre eux étant doté de règles commerciales qui lui sont propres. Bref, un véritable casse-tête !

Quelle solution apportez-vous pour répondre à cette complexification croissante ?

Nous sommes une des rares plateformes de paiement à proposer une solution full service à la demande. Nous offrons un accès à 185 – bientôt 250 – moyens de paiement à travers le monde, que ce soit en Inde, aux États-Unis, en Afrique du Sud ou en Europe. Via une API unique, nous proposons des services avancés qui vont du simple traitement à la collecte des fonds et à la réconciliation des opérations financières en passant par la conversion de devises, les rapports détaillés des transactions, la répartition des règlements d’un nombre illimité de vendeurs et le calcul des commissions. Nous contrôlons également l’identité des tous les interlocuteurs et garantissons la conformité à la réglementation pertinente. Pour résumer, nous faisons en sorte que les paiements internationaux deviennent un jeu d’enfant pour tous nos clients et partenaires.

Grâce à ce positionnement, l’un des plus disruptifs sur le marché du paiement, nous avons pu signer des contrats majeurs avec les plus grands PSP internationaux et des marketplaces BtoB. Les transactions que nous gérons ont augmenté de près de 70% par an sur ces trois dernières années.

 

EBRC est votre partenaire depuis plus de 8 ans. Qu’est-ce qui vous a séduit chez EBRC et pourquoi continuez-vous à lui faire confiance ?

Plus que l’exceptionnelle qualité des infrastructures d’EBRC, c’est l’expertise des hommes avec lesquels nous avons tout de suite trouvé un terrain d’entente. Ils ont été directs, concrets et proactifs. Ils nous ont rassurés et ont su nous accompagner dans des choix ou des négociations difficiles. Le fait qu’ils travaillent avec de nombreuses institutions financières et qu’ils disposent de la certification PCI DSS (Payment Card Industry Data Security Standard ou Norme de Sécurité de l’Industrie des Cartes de Paiement) a également été un argument décisif pour nous.

Avec le temps, notre partenariat s’est solidifié et même amplifié suite à notre volonté en 2018 de mettre en place une politique RSE ambitieuse au sein de notre entreprise. Nous avons en effet eu l’agréable surprise de constater que EBRC répondait à 100% à notre cahier des charges environnemental. EBRC alimente ses cinq Data Centres avec une énergie entièrement verte, émanant de l’éolien ou de l’hydraulique et a investi fortement dans des solutions d’optimisation énergétique (Roues de Kyoto, pompes à chaleur, free cooling, couloirs froids…) ce qui réduit la consommation d’énergie et lui permet d’épargner plus de 10.000 tonnes de CO2 par an.

Enfin, ce qui nous conforte aussi dans notre décision de rester chez eux, c’est leur imposante capacité production et de stockage. Nos volumes de transactions ont augmenté de manière exponentielle ces dernières années et toutes nos données sont hébergées chez eux. Aujourd’hui, nous en sommes à 1,5 milliard d’euros de transactions par an et nous comptons bien atteindre les 2 milliards d’ici la fin de cette année. Nous sommes devenus un client important pour EBRC et nous espérons bien le devenir davantage dans le futur. Ce sera pour nous la meilleure preuve de notre succès !

Pour plus d’informations : limonetik.com.