Sandrine Boucquey : "Un environnement idéal pour les profils IT spécialisés"
Elle était là en 2000, lorsque la tout juste constituée EBRC n’avait encore qu’une poignée de clients. Yves Reding, son directeur, constituait son équipe en recherchant un profil avec une composante juridique. Sandrine Boucquey quitte le Barreau, gère la partie légale d’EBRC et passe un diplôme en ressources humaines. 17 ans plus tard, elle conduit les deux départements d’une entreprise qui pèse dorénavant plus de 400 clients.

EBRC affiche pour 2016, un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros et une croissance de 22%; est-ce cette croissance à deux chiffres qui justifie vos besoins de recrutements?

Du 1er août au 1er septembre, nous avons accueilli 15 nouvelles recrues qu’il a fallu rapidement et efficacement intégrer à nos équipes. Le recrutement est un défi quotidien parce que nos projets ont toujours plus besoin de compétences spécialisées. Je prends pour exemple le développement de notre «Security Operation Centre» qui prévient et détecte les menaces informatiques: le SOC nécessite des équipes opérationnelles hautement qualifiées pour répondre efficacement aux cyberattaques.

Quelles spécialités recherchez-vous?

Notre corps de métier nécessite davantage de compétences dans les systèmes et les infrastructures mais le consulting en transformation IT et en Cybersecurity gagne rapidement en importance. Nous recherchons des ingénieurs informatiques, chefs de projets, architectes, experts en sécurité, Linux, Microsoft et autres. En pleine expansion, EBRC est constamment à la recherche de nouveaux talents, à bon entendeur…

Nous savons que le Luxembourg est en quête d’experts en informatique et plus particulièrement liés à la sécurité. Peut-on dire qu’EBRC et le Digital Lëtzebuerg ont des objectifs communs?

Oui, et nous devons travailler de concert pour trouver et attirer ces bons profils à Luxembourg. Il faut non seulement les trouver mais aussi attiser leur intérêt et nous aurions tort de croire que seuls les salaires ont ce pouvoir d’attraction. La rareté des profils nous oblige à chercher au-delà de la Grande Région et on ne peut convaincre toute une famille de s’installer loin de chez elle sans lui offrir des projets professionnels et des projets de vie. C’est pourquoi nous proposons aux candidats concernés de leur faire découvrir la capitale et ses environs, nous les aidons aussi à la recherche d’un domicile et aux démarches administratives.
De plus, EBRC parraine des promotions universitaires en Belgique et en France comme par exemple Telecom Nancy et multiplie ses collaborations avec les universités de Strasbourg, de Lorraine et le LIST pour ses certifications. En 2016, nous avons engagé six de nos douze stagiaires, ce qui nous pousse à penser qu’il fait bon travailler chez EBRC.


La France, mais aussi les Pays-Bas, la Suisse, l’Espagne, le Portugal, les Etats-Unis et très prochainement Londres sont nos terrains de prospection. L’internationalisation amène par conséquent notre entreprise à tendre encore plus vers l’anglophonie.

Il fait bon de travailler chez EBRC

Quels sont vos atouts d’influences ?

L’émigration des hauts-profils vers Luxembourg passe d’abord par un environnement IT foisonnant, des projets concrets et des synergies prometteuses. EBRC a donc repensé ses méthodologies de travail afin que les collaborateurs qui se consacrent à un projet puissent le faire sans être interrompus par leurs missions de production, par exemple. Un autre argument de poids est que la croissance d’EBRC, tant organique qu’externe, est assurée de se poursuivre; notre entrée au capital de la société française du numérique Digora constitue une nette accélération de notre développement à l’international.

Ensuite et à l’avenant, le cadre socio-économique de Luxembourg est une force d’attraction majeure. Je ne suis pas Luxembourgeoise et n’habite pas Luxembourg, pourtant la frontalière que je suis crois fortement en son potentiel. Le Grand-Duché se donne les moyens de son ambition IT et si l’arrivée de Google est un signe tout à fait encourageant, il lui reste encore néanmoins des efforts pour y parvenir. Une directrice des Ressources Humaines au sein d’une entreprises spécialisées dans le numérique ne peut pas se résigner à devoir envoyer ses ingénieurs à Paris ou Londres pour suivre leurs formations de pointes par exemple.

Article rédigé par Julien Brun, publié dans le LG Magazine - Novembre 2017