Jean-Luc_BRACH_KNEIP

Provider d’informations financières de qualité, KNEIP développe des services de reporting légal automatisé. En la matière, la société a récemment mis au point un nouveau produit répondant aux exigences définies par la réglementation des fonds alternatifs (AIFMD). Elle démontre par là sa capacité à innover dans le secteur de la FinTech. Pour mieux s’adapter au marché et faire face à la croissance du volume d’information financière à gérer et au nombre de documents à produire, la société luxembourgeoise a, en quelques mois, transformé ses systèmes d’information en s’appuyant sur les services et l’expertise d’EBRC.

Acteur reconnu à l’échelle internationale pour ses services de gestion et de transmission d’informations financières, KNEIP démontre comment créer de la valeur grâce à une utilisation judicieuse de la technologie. « Depuis plusieurs années, notre développement s’appuie notamment sur la production de documents répondant à des exigences réglementaires, comme par exemple les KiiD, qui rassemble les informations clés relatives à un fonds et destinées à des investisseurs, ou d’autres formes de reporting légal, explique Jean-Luc Brach, membre of the Executive Board, Chief Information Officer chez KNEIP. A la différence d’autres acteurs travaillant sur ce créneau, nous avons pu développer une gestion de l’information totalement automatisée, 100% Straight Through Processing (STP), du filing à la livraison des documents certifiés, en passant par leur création et la vérification des informations. »  

Fluidifier le transfert d’informations

KNEIP répond aujourd’hui aux besoins de nombreux acteurs de l’industrie des fonds tenus d’assurer un reporting legal et d’opérer une transmission d’informations en bonne et due forme, dans le respect d’échéances déterminées sous peine de pénalités conséquentes ou de pertes au niveau des ventes. KNEIP distribue des Kiid à travers une quarantaine de pays, en conformité avec la réglementation de chacun d’entre eux. La société luxembourgeoise est également parvenue à développer une solution AIFM en réponse aux obligations de reporting des fonds alternatifs en vigueur depuis le 30 octobre dernier. « La régulation devient de plus en plus complexe, notamment si l’activité se développe à l’échelle internationale. Dans ce contexte, il faut trouver de nouvelles solutions permettant aux acteurs de l’industrie des fonds d’améliorer la gestion et la transmission de l’information en s’assurant d’être compliant tout en minimisant les coûts associés à cette réglementation », poursuit Jean-Luc Brach.

L’essence de la FinTech

En faisant un juste usage de la technologie disponible, KNEIP a développé des services innovants. C’est l’essence même de la FinTech, cette branche d’activités sur laquelle l’économie luxembourgeoise espère appuyer son développement. « A travers nos solutions, nous sommes effectivement dans une approche d’amélioration des échanges de l’industrie. Nous entendons fluidifier la manière dont les fonds d’investissement gèrent l’information, poursuit le CIO. C’est la raison pour laquelle nous contribuons fortement à l’élaboration de standards internationaux, comme le FundXML, qui vise à faciliter la transmission de l’information au sein de la sphère financière. »

Face à la complexification de la régulation et à une tendance à l’agrégation des acteurs présents sur le marché, KNEIP doit aussi faire face à une croissance du volume d’informations à traiter et au nombre de documents à produire. Dans ce contexte, l’enjeu est de maintenir un service de qualité, garantissant la disponibilité du service et l’intégrité de l’information transmise. « Les données, au cœur de l’écosystème financier, sont extrêmement critiques. Les conséquences, en cas de faille, pourraient être lourdes. Nous n’avons donc tout simplement pas le droit à l’erreur. Pour assurer un service optimal, répondant aux exigences de nos clients, nous avons décidé d’adapter notre infrastructure informatique afin de bénéficier d’une plus grande souplesse et d’une résilience maximale », explique Jean-Luc Brach. 

Le défi de la transformation

Pour opérer la transformation de l’infrastructure de ses systèmes d’information, KNEIP a été accompagné par EBRC. Le spécialiste de l’information financière lui a confié la gestion de son infrastructure ainsi que le soin d’opérer des services complémentaires, notamment relatifs à la sécurité. « KNEIP doit faire face à plusieurs défis, dont celui de la gestion de la croissance des volumes d’information à traiter, mais aussi celui de la nécessité d’une plus grande réactivité vis-à-vis du marché, pour mieux y développer ses produits et innovations, commente Yves Reding, CEO d’EBRC. Avec une bonne compréhension de ces enjeux, nous avons accompagné KNEIP pour lui proposer une solution lui permettant de se libérer des problématiques d’ordre technique, pour pouvoir mieux se concentrer sur le développement de l’innovation et des services créateurs de valeur ajoutée. »

La transformation des systèmes informatiques de KNEIP a demandé plusieurs mois de travail, au cours desquels les deux acteurs ont travaillé main dans la main.  « Auprès d’EBRC, nous avons trouvé, mieux qu’un prestataire de services, un réel partenaire. Au-delà de l’offre « Infrastructure as a Service », EBRC met des compétences spécifiques à notre disposition, notamment pour la gestion des aspects de sécurité, commente Lee Marshall, Head of IT Infrastructure de KNEIP. La complémentarité qui existe entre nous est créatrice de valeur. Aux yeux de nos clients, pouvoir affirmer que nos systèmes fonctionnent à partir d’un Data Centre certifié Tier IV, comme il y en a encore peu à travers le monde, rassure. Compte tenu des compétences spécifiques nécessaires pour gérer une telle infrastructure, nous sommes heureux de pouvoir nous appuyer sur les talents d’EBRC. Il en va de même pour les aspects de sécurité. »

Communauté d’intérêts

Si KNEIP et EBRC se sont si bien entendus, c’est notamment parce que les deux sociétés partagent des valeurs communes : la poursuite de l’excellence, une fibre entrepreneuriale forte, une clientèle avec des exigences élevées et une volonté de suivre les standards internationaux les plus pointus. « Notre partenariat s’inscrit dans une communauté d’intérêts. Nous sommes deux acteurs complémentaires qui, comme nous venons de le prouver, peuvent travailler main dans la main afin de permettre à des solutions à haute valeur ajoutée de voir le jour au Luxembourg  », explique Yves Reding.

L’un des enjeux de cette transformation de l’infrastructure IT a été de l’opérer tout en maintenant la disponibilité du service. « C’est comme si vous deviez changer le moteur de votre avion lors d’un vol transatlantique, commente Jean-Luc Brach. Pour y arriver, nous avons été heureux de profiter de l’expérience et de l’expertise d’EBRC dans la conduite de projets. » Désormais, KNEIP n’est plus limité en matière de capacité de traitement et peut donc se concentrer sur son cœur de métier, afin de développer de nouveaux produits, de continuer à innover. « La transformation de notre infrastructure nous permet une meilleure réactivité, de gagner en agilité et de rester plus facilement à niveau en termes de version de système. Aujourd’hui, nous sommes capables de placer un patch de sécurité sur 800 serveurs en moins de 120 secondes », commente Lee Marshall.

Des compétences spécialisées pour un coût mutualisé

 « KNEIP est précurseur dans la mesure où il a compris que l’ICT permet d’accélérer le business. Plutôt que de se doter d’une infrastructure propre, lourde et de plus en plus complexe à gérer au regard des enjeux, notre client a compris qu’il pouvait se libérer de ses contraintes et accéder à  un service de qualité auprès d’un partenaire de confiance. Qu’il pouvait également réduire ses coûts de maintenance en interne, en bénéficiant de surcroît de ressources de très haut niveau, de personnes dont la gestion des infrastructures ou de la sécurité sont les métiers exclusifs »,  commente Yves Reding.

KNEIP affiche très volontiers la fierté d’un tel partenariat,- en invitant ses clients internationaux, parmi lesquels les plus grandes banques du monde, à visiter les infrastructures d’EBRC. Dans l’espoir que l’excellence combinée de ces deux acteurs servent d’exemple et puissent servir le secteur de la FinTech au Luxembourg.


Publié sur IT Nation Mag - Décembre 2014